DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME DEPUIS LA PROCLAMATION DES RESULTATS DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

La crise consécutive à l’attaque de la Côte d’Ivoire par les rebelles de Monsieur OUATARRA Alassane et Soro Guillaume déclenchée dans la nuit du 19 septembre 2002 est entrain de prendre un relief particulier depuis la proclamation des résultats définitifs des résultats de l’élection Présidentielle par le conseil constitutionnel ayant donné Monsieur Laurent GBAGBO vainqueur.

 

L’aggravation de cette crise est caractérisé par de nombreuses, graves et insoutenables violations des droits humains frappant sans distinction hommes, femmes et enfants de toutes nationalités pourvu qu’ils soient soupçonnés ou leur Etat soupçonné de soutient au Président Laurent GBAGBO.

 

Ces graves violations des droits humains viennent d’atteindre le sommet de l’horreur avec le massacre de plus d’une vingtaine de personnes dans le village d’Anonkoi Kouté situé dans la commune d’Abobo. Ces crimes odieux dignes d’un autre âge sont perpétrés par les partisans de OUATTARA Alassane avec le sentiment d’avoir un permis pour tuer, massacrer puisse que soutenu par la communauté internationale.

 

Ce soutien de la communauté internationale serait la conséquence de la prétendue victoire de M. Ouattara non reconnu par Laurent GBAGBO et qui refuserait ainsi de lui céder le pouvoir.

 

Or le processus ayant conduit le conseil constitutionnel à proclamé Laurent GBAGBO vainqueur et à recevoir son serment s’est fait conformément aux lois et règlements régissant la Côte d’Ivoire. Ce processus là s’est déroulé de la même façon au premier tour et été certifié par le Représentant spécial des Nations Unies.

 

On ne peut donc manquer de s’interroger pourquoi M.CHOI s’entête à ignorer le même dispositif institutionnel à l’occasion du deuxième tour des élections présidentielles qui a vu la victoire de M. Laurent GBAGBO.

 

Après avoir envisagé et tenté en vain de légitimer une intervention armée contre la Côte d’Ivoire, les soutiens internes et extérieurs de M. Ouattara déroulent une autre stratégie.

 

Les actuelles violations des droits humains sont une étape de cette stratégie aux intentions clairement néfastes pour l’ensemble du pays et de ces habitants selon la logique de l’absurde que décrit Pierre SANE, ancien secrétaire général d’Amnesty International et ancien Directeur général adjoint de l’UNESCO.

Devant ces crimes odieux aggravés par les sanctions de l’Union Européenne contre le peuple de Côte d’Ivoire, on doit légitimement se demander si cet acharnement résulte du contentieux électoral du scrutin présidentiel du 28 Novembre 2010.

 

Au demeurant, comment comprendre qu’en début du 21ème siècle des crimes aussi abjects et horribles puissent être commis dans un Etat souverain à la suite d’un simple contentieux électoral.

 

Comment ne pas être horrifié par cette vaste hypocrisie qui caractérise l’attitude de la communauté internationale instrumentalisée par la France depuis Septembre 2002.

 

Tous les accords de paix signés par les rebelles ne comportaient pour eux qu’une seule et véritable obligation qui est celle de désarmer. Ce désarment n’a jamais pu être réalisé par les rebelles et aucune espèce de pression sérieuse, aucune sanction n’on jamais pu être exercées ou prises à l’endroit de ces rebelles.

 

Le monde entier sait que les conditions qui ont conduit le conseil constitutionnel à invalider les résultats dans certaines régions du pays sont la conséquence direct de l’absence de désarmement de ceux-ci et dont la conséquence est la non réunification véritable du pays.

Alors Mesdames et Messieurs :

  • Pourquoi la communauté internationale n’a-t-elle pas exigée des rebelles qu’ils se conforment à l’accord politique de Ouagadougou et ses quatre accords complémentaires qu’ils eux même signés ?
  • Pourquoi le conseil de sécurité des nations unies n’a t- il pas fait injonction aux rebelles de désarmer tel que prévu dans l’accord de Ouagadougou ?
  • Pourquoi le facilitateur parrain du processus de Ouagadougou le Président Blaise COMPAORE n’a t- il pas exercé les pressions nécessaires pour faire respecter cette clause essentielle ?
  • Pourquoi les rebelles et leur chef politique le premier ministre SORO Guillaume ont-ils refusé de désarmer alors qu’ils étaient signataires de l’accord ?

Les crimes, exactions constitutives de graves violations des droits l’homme se présentent ainsi qu’il suit :

  • Des assassinats ciblés à tendance génocidaire perpétrés par des personnes en armes de guerre qui usent de perfidie et en utilisent les populations civiles comme bouclier notamment dans les communes d’Abobo et de Koumassi;
  • Des tueries et actes de barbaries commis sur des groupes ethniques pour leur soutien à Laurent GBAGBO comme ce fut le cas à Anonkoua Kouté dans la commune d’Abobo, à Duékoué et Lakota;
  • Des agressions de populations civiles à domicile par des manifestants se réclamant du RHDP dans les communes de Koumassi, Port-Bouët, Marcory, Anyama etc.
  • L’Utilisation des populations civiles comme bouclier humain en les empêchant de quitter les zones de combats ;
  • Les attaque ciblées et tueries de populations civiles dans plusieurs villes en zone gouvernementale ;
  • Exactions et tire à balles réelles des forces de l’ONUCI et des forces de la Licorne sur les populations civiles aux mains nues ;
  • Le convoyage par hélicoptère des combattants rebelles à divers endroits de la ville par l’ONUCI et la force LICORNE peu avant les attaques ;
  • Le pillage et destruction ciblées de domicile de populations de responsables politiques appartenant aussi bien supposées à la LMP qu’au RHDP ;
  • Le pillage des commerces et les violences contre les ressortissants mauritaniens pour la simple raison que leur président de la République serait favorable au Président Laurent GBAGBO ;
  • Droits de l’homme violés du fait des sanctions de l’Union Européenne pour les médicaments et le café – cacao ;
  • Violences et détentions arbitraires de citoyens ghanéens en zone CNO parce que leur pays est supposé hostile à l’intervention de l’ECOMOG en Côte d’Ivoire;

 

Le Front Populaire Ivoirien dénonce toutes ces violations des droits de l’homme commisses par les rebelles de Ouattara et SORO avec le soutien de la France et d’une partie de la communauté internationale.

 

Le FPI dénonce les sanctions prises par l’union européenne dont les conséquences sociales et humanitaires permettent de les qualifier en crimes de guerre.

 

LE FPI dénonce la reprise de la guerre par les rebelles avec son cortège d’exactions alors que tous acteurs affirment s’inscrire dans la logique des négociations telles qu’initiées par l’Union africaine à travers le panel des Chefs d’Etat.

 

LE FPI dénonce le soutient actif des rebelles par l’ONUCI et la Force LICORNE ;

LE FPI dénonce la manipulation et les montages orchestrés par les rebelles et certains médias avec le soutien de la communauté internationale, pour faire croire à des violations commises par les FDS.

 

Face à toutes ces exactions et graves violations des droits de l’homme qui se déroulent parfois avec la complicité de l’ONUCI le Front Populaire Ivoirien fait les recommandations :

a. Au gouvernement

  • D’user de tous les moyens conventionnels pour assurer la protection des populations et des biens sur toute l’étendue du territoire nationale ;
  • D’initier des enquêtes pour identifier les commanditaires réels de ces exactions abominables et les traduire devant les tribunaux compétents;
  • De poursuivre devant les tribunaux tous ceux qui sont à l’hôtel du Golf et qui se prévalent de quelques titres officiels pour atteinte à la sureté de l’Etat ;
  • Assurer la protection de populations civils face aux violences perpétrées par les militants du RHDP ;
  • Prendre toutes les mesures pour arrêter les auteurs des pillages et la destruction des domiciles des responsable politiques de la LMP et du RHDP ;

b. A la communauté internationale

  • Le FPI exhorte la communauté internationale à respecter la volonté du peuple ivoirien qui a élu M. Laurent GBAGBO comme Président de la République ;
  • De cesser d’apporter tout aux rebelles de M. Ouattara ;

c. Aux organisations internationales de défense des droits de l’homme

  • De mettre en place des commissions d’enquêtes indépendante pour venir faire la lumière sur les violations des droits de l’homme en Côte d’ivoire ;
  • Faire la lumière sur l’impact des sanctions de l’union européenne sur les droits humains en Côte d’ivoire.

Pour le Front Populaire Ivoirien

L’honorable ATEBY Williams,

secrétaire national chargé de la

justice, des droits de l’homme et

des reformes institutionnelles

 

 

 

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