Une analyse fort pertinente publiée par René GUIART, écrivain français

 

Il faut souligner la mauvaise foi de la diplomatie française et de notre président national qui pratique en Afrique, la politique du deux poids, deux mesures.

En République Centrafricaine, l'élection présidentielle a donné lieu à de très nombreuses fraudes. Respectueuse de la décision de la Cour Constitutionnelle centrafricaine de proclamer la réélection de François Bozizé, la France appelle l'opposition à respecter les résultats proclamés par ladite Cour.

Tiens ?

En Côte d'Ivoire, la Cour Constitutionnelle a proclamé la victoire de François Gbagbo et la France par la voix de son président a appelé les Etats de CDEAO à intervenir militairement pour le bouter hors de la présidence.

Euh ?

Bête, je suis, bête, je resterais sans doute, mais, je ne comprends pas pourquoi dans un cas la France ne respecte pas la décision d'une Cour Constitutionnelle et de l'autre, elle appelle à la respecter.

Sérieux, c'est sûrement que notre président doit être trop intelligent avec ses deux cerveaux. C'est sûrement ça, puisque, je n'ai toujours pas compris.

A moins que cela ne signifie, que notre président a monté avec la complicité de l'ONUCI un traquenard pour virer le candidat qui ne lui plaisait pas, qui est aussi le candidat du FMI.

Autrement, pourquoi, l'ONU n'a pas mis en place de commission électorale indépendante en République Centrafricaine, en Ouganda, au Nigéria ?

Pourquoi, seulement, en Côte d'Ivoire où Sarko, s'est imaginé qu'il allait être le seul à battre les cartes.

L'ONU s'est déconsidéré et a tout simplement prouvé qu'elle n'était toujours que l'instrument de certaines grandes puissances.

Et, si, cela n'est pas vrai, alors qu'elle crée une commission électorale indépendante au Zimbabwe où des élections législatives vont se dérouler.

 

"CENTRAFRIQUE

La France appelle l’opposition à reconnaître la victoire de François Bozizé

MERCREDI 16 FÉVRIER 2011.

 

La France a demandé lundi à l’opposition centraficaine de reconnaître la victoire le 23 janvier 2011 du président François Bozizé, rapporte Afrique en ligne. « La France prend note des résultats proclamés par la Cour constitutionnelle le 12 février. Elle souhaite que les difficultés identifiées lors du scrutin du 23 janvier, notamment par la Cour constitutionnelle, fassent l’objet d’un large dialogue », a déclaré Bernard Valero, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, le 14 février. En dépit de la présence de carences lors du scrutin présidentiel, la France invite le CFC à "porter son message lors du second tour des législatives", a-t-il ajouté. L’opposition centraficaine, le collectif des forces du changement (CFC), avait décidé de boycotter le second tour des élections législatives prévues le 20 mars après un refus du recours en annulation de la présidentielle."

 

Source: Blog de René Guiart, http://reneguiart.blogspot.com

 

 

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