Les photos de la Grande marche de protestation à Berlin, le 29 décembre 2010

Crise post-électorale : Les Ivoiriens résidents en Allemagne apportent leur soutien à Gbagbo

Publié le vendredi 7 janvier 2011

© Partis Politiques par DR Berlin (Allemagne). Marche de soutien au président Laurent Gbagbo
© Partis Politiques par DR Berlin (Allemagne). Marche de soutien au président Laurent Gbagbo

Une marche des Ivoiriens à eu lieu il y a quelques jours à Berlin, et de tous ceux qui veulent le respect des institutions pour dénoncer l´ingérence de la France et ses associés dans les affaires intérieures de la République de Côte d´Ivoire qui nous le rappelons bien est un pays souverain. À cette marche étaient réunis entre 250 et 300 personnes de nationalités diverses telles que camerounaises, congolaises, béninoises, ghanéennes, togolaises, sudafricaines, et aussi allemandes car elles trouvaient le combat du Président Laurent Gbagbo juste. Il mérite donc d´être supporté pleinement.

Cette marche a débuté à 14h15 dans la ville de Berlin, qui nous le rappelons est le symbole de la division de notre cher continent en 1884-1885 et donc devrait servir de laboratoire pour le rétablissement de l'Afrique dans sa dignité toue entière. À la station de Métro d´Alexanderplatz dans le centre de Berlin avec une température de moins15 degré, les marcheurs ont commencé par chanter l'Abidjanaise pour manifester leur attachement à leur mère patrie. Le trajet les a conduit devant le (Auswärtiges Amt) ou Ministère des Affaires Étrangères, lieu où Monsieur Kalilou Diaby a lu une motion relatant l'injustice, le complot fait à la Côte d´ivoire tout en invitant notre pays hôte à ne pas se joindre à cette magouille afin de garder sa neutralité qui fait de lui un pays exemplaire. Cette motion a été reçu par la foule avec des applaudissements, des chansons et une copie a été ensuite remise au personnel dudit ministère pour l'acheminer à M. Westerwelle, le Ministre des affaires étrangères d' Allemagne. Le convoi a ainsi continué en direction de l'Ambassade de France toujours en informant les passants qui ne comprenaient pas ce qui se passait et finissaient par cerner que nous ne menions pas une marche vaine. Pendant que certains partageaient des prospectus, d'autres informaient le public en allemand et en Anglais afin que notre message soit bien perçu. L'itinéraire nous a conduit sur la rue appelée Unten den Liden qui est une rue principale dans cette zone et qui regorgeait d'un fort public multiculturel. De là les manifestants sont arrivés à ladite ambassade pour une fois encore et cette fois-ci encore plus fort manifester leur indignation face au traitement subi par le Président Laurent Gbagbo, président légal de la Côte d'Ivoire. À cet endroit s'en est suivi une serie d´intervention des frères des autres pays tels Monsieur Djakou Gilbert du Cameroun qui a dénoncé et décrié cette attitude esclavagiste de la France, une attitude qui tend à détruire un pays pour des intérêts personnels. Messieurs Djako Guy Marius et Ngninkeleji Ferdinand ont tenu le public en haleine avec des chansons à contenu tres engagées qui ont conscientisé plus d´un.

Une Motion a été encore lu devant Cette ambassade avant d´être remise par messieurs Kalilou Diaby, Serge Aka et Kizito Logan Elad aux représentants de la France dans les locaux de leur ambassade. Cette marche a été couronnée par une rencontre au cours de laquelle les camarades présidents ont exprimé sous des inspirations vraiment salutaires leur intention d'entreprendre des actions communes qui serviront non seulement pour la Côte d'Ivoire mais aussi pour les autres pays africains afin qu'une chaîne de fraternité forte se crée pour le réveil d'une Afrique libre et indépendante. À la fin il a été fait mention des manifestations qui se tiendront ce samedi 8 janvier 2011 simultanément à Bruxelles et à Strasbourg à laquelle les Ivoiriens participeront massivement pour se faire entendre.

 

Service Communication

 

Source: www.abidjan.net

 

Protestation contre l’ingérence en Côte d’Ivoire : Les Africains de Berlin manifestent contre la France

Les thermomètres publicitaires qui ornent diverses enseignes de Berlin affichaient ce mercredi après-midi, -10 degré.

Une neige lourde et épaisse donnait à la capitale allemande l’allure d’une aire de patinage pour sport d’hiver, rendant la marche et la circulation dans la capitale, particulièrement glissante. Ce tableau météorologique désastreux n’a pas suffi à dissuader les centaines d’ivoiriens, africains et allemands qui ont répondu à l’appel du “Réseau pour le Respect des Institutions Ivoiriennes”, Plate-forme des organisations patriotiques en Allemagne, nouvellement créée, pour “défendre la légalité constitutionnelle” dont la contestation a plongé la Côte d’Ivoire dans une profonde crise depuis l’élection présidentielle du 28 novembre.

C’est à Alexanderplatz que les manifestants venus des quatre coins de l’Allemagne se sont rassemblés à partir de 14 heures. Soigneusement encadrés par une cinquantaine de policiers motorisés, ils vont se mettre en branle en direction du ministère allemand des affaires étrangères. “Sarkozy veut renverser le président démocratiquement élu en Côte d’Ivoire”, dénonce l’une des banderoles derrière laquelle défilent les marcheurs. “12 mercenaires allemands sont en mission en Côte d’Ivoire pour assassiner notre Président, le saviez-vous ?”, lit-on sur une deuxième bandérole, qui suscite d’ailleurs beaucoup d’interrogations parmi les nombreux badauds accourus aux nouvelles. Une troisième banderole appelle “à la Non ingérence dans les affaires de la Côte d’Ivoire et au respect de nos institutions”! Le ton de la manifestation est ainsi donné, les mots d’ordre aussi.

“On a installé Gbagbo, on a installé Gbagbo” ; chantent-ils, au pas de course, le long du parcours qui les mène aux bureaux de Guido Westerwelle, le Ministre FDP (libéral) des affaires étrangères. La marche prend parfois des allures très festives aux rythmes du zouglou, du makossa, du ndombolo, ce qui visiblement procure aux manifestants un peu de chaleur corporelle pour mieux supporter l’hiver sibérien qu’il fait ce mercredi après midi dans la capitale allemande. Une fois au ministère des affaires étrangères, les protestataires tonnent encore plus fort, pendant une dizaine de minutes “Gbagbo, président, Gbagbo président”, comme pour mieux convaincre le locataire des lieux, que c’est Gbagbo qui est le vrai vainqueur du scrutin du 28 novembre. En effet, le gouvernement allemand, tout comme l’UE, ne reconnaît que Ouattara comme « autorité légitime » de Côte d’Ivoire et appelle Gbagbo à « céder le pouvoir» ! Une délégation composée de Kalilou Diaby, le représentant du FPI en RFA, de serges Aka, le représentant du FPI à Berlin et de Tene Sop, le Coordonnateur du Réseau Panafricain “Afrique pour Gbagbo”, a remis un mémorandum à un représentant du Ministre allemand des affaires étrangères-empêché. Dans ce document, les partisans du président Gbagbo “appellent

l’Allemagne et l’Union Européenne à respecter les institutions ivoiriennes et à reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo, telle que proclamée par le Conseil Constitutionnel ivoirien” et demandent au gouvernement allemand de se « désolidariser des menées hégémoniques et impérialistes des la France en Côte d’Ivoire». l’hymne national ivoirien chanté en chœur, le poing levé, en signe de détermination, clôture cette première étape.

C’est avec une chanson camerounaise « les Zangalewa» que le cortège, dans une ambiance plutôt bon enfant, met le cap sur l’ambassade de France, située tout juste à la porte de Brandebourg, qui accueille des milliers de touristes chaque jour. Les manifestants sont submergés par des centaines de curieux qui veulent s’informer. Contrairement à l’ambiance plutôt courtoise qui a prévalu au ministère allemand des affaires étrangères, la tension monte dans le cortège d’un cran, à l’approche de l’ambassade de France et oblige les policiers à établir un cordon de sécurité pour tenir les manifestants à bonne distance. Les fonctionnaires à l’intérieur de l’ambassade éteignent les lumières dans les bureaux, mais on peut bien apercevoir , des silhouettes de personnes filmant la manifestation de l’intérieur. “Gbagbo président, Ouattara rebelle” scandent les manifestants. Une déclaration est remise aux occupants des lieux, dans laquelle on peut lire que « La France doit respecter le peuple ivoirien et ses institutions en se libérant de ses penchants racistes, coloniaux et paternalistes qui font croire à une certaine France qu’elle peut choisir le président de la Côte d’Ivoire à la place des ivoiriens.

C’est à 17 h que les manifestants vont se disperser, en promettant la tenue le 08 janvier 2010, à Bruxelles, et le 15 Janvier à Strasbourg de deux autres manifestations pour dénoncer “l’ingérence de l’UE dans les affaires internes de la Côte d’Ivoire”, selon Serges Aka, l’un des organisateurs de la marche de ce mercredi.

Signalons que la manifestation a rassemblé des africains du Cameroun, du Ghana, du Nigéria, du Burkina Faso, d’Angola, d’Allemagne, du Togo, de la RDC, du Gabon, du Tchad et de la Gambie.

 

 

Kouassi Koffi à Berlin

 

 

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